La Foi du Héros
Il est un sujet sur lequel on écrit peu, alors qu’il est au centre de tous nos projets.
Je veux parler de la foi.
Pas de la foi religieuse, mais de la foi qui devrait nous animer lorsque l’on entreprend quelque chose, qu’il s’agisse de se lancer dans une nouvelle recette de cuisine, de relever un défi sportif, de lancer son entreprise, d’embrasser une nouvelle carrière ou de n’importe quoi d’autre ; et que certains appelleront pudiquement la « confiance ».
Pour moi, la foi se situe à un cran au dessus de celui de la confiance, car elle se nourrit d’elle-même. On a confiance en soi parce qu’on a réussi telle ou telle chose. On a la foi, parce qu’on a la foi. On aime, parce qu’on aime. Il n’y a pas de raison. C’est une conviction et c’est comme ça !
La foi c’est ce qui devrait rester quand tout s’écroule autour de soi, car sans elle, on sombrait avec le reste.
Aborder le sujet de la foi à une époque où de nombreuses situations (économiques, sociales, écologiques, etc.) sont en berne, ça me semble être la meilleure idée qui soit.
Alors, la foi, c’est quoi ?
Reconnaître la force de la foi à travers les récits d’aventures de nos héros
La foi c’est loin d’être un concept abstrait. Outre le fait que c’est une énergie directionnelle qui influence nos décisions, nos comportements et les opportunités qui s’offrent à nous, ça fait des milliers d’années que les humains écrivent sur le sujet.
Si on s’intéresse au « voyage du héros », à la mythologie et à l’aventure humaine, on constate que depuis la nuit des temps, à travers les récits qui évoquent les aventures de nos héros, qu’ils ont une foi inébranlable en leurs quêtes. Parfois, c’est même la seule « chose » qui les maintient en vie et sur le chemin de leur destinée.
Je vous invite à vous remémorer les aventures de votre héros préféré. Que ce soit à travers un conte, un roman ou un film… Il est clair que tout le récit tourne autour de sa foi.
Moi, j’ai un faible pour William Wallace !
Celle-ci est continuellement mise à l’épreuve, elle est questionnée. Il la perd, puis il l’a retrouve. Elle est son moteur, sa réalité. Sans elle, pas d’aventure, pas d’histoire, pas d’intérêt à raconter.
Partant du principe que chacun de nous est le héros de l’aventure qu’il vit présentement, sauriez-vous observer votre niveau de croyance en vos projets, en vous-même, en votre avenir ? Avez-vous la foi ?
Questions du coach :
- Que croyez-vous possible pour vous aujourd’hui ?
- Est-ce que votre horizon vous parait clair, lumineux, limpide ou sombre, comme brouillé ?
Comme je l’ai écrit plus haut, la foi, c’est un choix, une décision, une évidence. C’est ce qui plie le temps et nous projette dans un avenir de possibilité.
Ne pas avoir la foi, c’est être voué à tourner en rond ou à faire du surplace dans notre vie. C’est aussi ce qui nous fait voir le verre à moitié vide et nous empêche de nous connecter aux potentiels de notre destinée.
Questions du coach :
- Quelles sont les 5 croyances que vous avez sur vous-même, sur votre projet, sur votre avenir ?
- Est-ce que ces croyances vous portent ou vous tirent vers le bas ?
- Comment pouvez-vous les transformer dans les prochaines semaines ?
- Demandez-vous ce dont vous avez besoin pour vous sentir confiant et nourrir votre foi au quotidien.
Observer notre réalité et accueillir ce qui émerge
Chacun de nous se forge des idées sur ce qui nous semble possible ou pas. Positives ou négatives, elles constituent le terreau dans lequel notre vision de l’avenir va évoluer.
On gagne à apprendre à être à l’écoute de nos idées, envies, intuitions, sensations, émotions, mais là encore, c’est une pratique dont nous n’avons pas l’habitude.
Depuis des années je prends régulièrement le temps de cette introspection en les consignant dans un cahier, afin de mieux les questionner, identifier d’où ils viennent et s’ils elles vont dans le sens que je souhaite. Je pense qu’on ne peut pas modifier ce dont on n’a pas conscience.
William Moulton Marston, le créateur du DISC et des études sur les « émotions des gens ordinaires » nous invite à ne pas nous laisser envahir par elles, et à les remettre en question en cherchant à comprendre ce qui se passe en soi, et si on avance avec conviction vers la réalisation de nos objectifs. Il ne s’agit pas de vouloir les contrôler, car elles sont souvent du domaine du réflexe, l’expression de quelque chose qui n’est pas ouvertement exprimé et qui a besoin d’être révélé.
Mais n’oublions pas qu’elles ne sont pas toujours justes, ou justifiées, car notre esprit nous trompe. Notre vision de la réalité peut être biaisée par nos croyances justement. Elle est souvent la conséquence de notre besoin de protection, liée à notre vécu et aux interprétations qu’on en a faites.
Questions du coach :
- Si vous continuez à faire référence au héros, à l’héroïne, de l’histoire que vous avez prise en exemple, sauriez-vous observer la place que celui-ci donne à son intuition, aux synchronicités, et même aux signaux faibles qui lui permettent d’avancer dans son aventure ?
Notre moteur interne : le subconscient
Celui-ci agit comme un système d’exploitation interne qui enregistre des données, répète des schémas, exécute des tâches de façon automatique. Tant que nous ne nous posons pas de questions sur ces « programmes », ils nous guident automatiquement sur une voie, même si celle-ci n’est pas la bonne. Mais si on s’interroge, on réussit rapidement à se réorienter.
L’idée idée ici, c’est de devenir observateur de nos pensées et modes de fonctionnement inconscient, afin d’en reprendre le contrôle en les modifiant.
On gagne grandement à trouver le courage d’installer dans son esprit des images mentales cohérentes avec son projet.
La méthode appropriée consiste à décrire son objectif comme si celui-ci était déjà réalisé pour l’encrer en soi. Mais le plus important, ce sont les émotions que nous y associons.
On peut relire sa description en se concentrant sur ses sensations, de préférence le matin avant de commencer sa journée, sans hésiter à l’enrichir sa vision de nouvelles idées.
Si on est créatif, on peut dessiner son projet ou faire des collages, afin de mieux s’en imprégner. Le but étant d’observer régulièrement son niveau de foi, sachant que celui-ci peut fluctuer selon les circonstances et le vécu de notre journée.
Questions du coach :
- Quelles images mentales nourrissez-vous chaque jour et sont-elles en adéquation avec ce que vous voulez construire à l’avenir ?
- Que ressentirez-vous physiquement lorsque vous aurez ce que vous désirez ? (Vous pouvez fermer les yeux pour mieux vous concentrer et ressentir l’émotion que vous recherchez)
Construire les images de notre futur en le visualisant
La suggestion est un outil de transformation. Elle agit par répétition, par symboles, par ressenti, par environnement et elle devient un levier d’ancrage.
Savez-vous que cela fait plusieurs décennies déjà qu’on apprend aux athlètes de haut niveau à utiliser leur subconscient pour atteindre leurs objectifs ?
On pourrait même se demander si leur capacité à nourrir leur foi, à visualiser et à ressentir leur réussite n’est pas leur véritable atout. Du moins, il l’est tout autant que leurs aptitudes physiques. Les coachs sportifs ont tout à fait conscience de cela et savent en faire bon usage.
Je vous invite à vous renseigner sur ces sujets en lisant des livres écrits par des champions.nes ou des aventuriers.ères. Vous pouvez aussi les écouter en interviews ou podcasts.



Comme eux, construisez un environnement mental et matériel qui soutient votre projet en choisissant une phrase, un son, une image, une émotion d’autosuggestion et répétez-la plusieurs fois par jour.
Faites en sorte de faire apparaître cela régulièrement, afin de vous aider dans votre reprogrammation (miroir, téléphone, carnet, environnement, etc.), sachant que cela peut prendre un certain temps. En effet, si vous avez manqué de foi par le passé, vous avez certainement nourri des images et des sensations négatives ou des peurs qui vont à l’encontre de ce que vous désirez.
La visualisation, comme la foi, est un acte volontaire qui permet de pré-expérimenter son futur. Elle devient un outil de projection, de motivation, de détermination. Une forme d’engagement envers soi-même.
Un des rituels important dans le processus qui nous installe sur le chemin de la foi, c’est, là encore, d’utiliser ses émotions et ses sentiments. D’être capable de ressentir dans le présent ce que l’on cherche à ressentir à l’avenir et de faire en sorte de courber le temps.
L’esprit ne fait pas de différence entre ce qu’il imagine, ce qu’il a vécu, ce qu’il vit et ce qu’il vivra dans le futur. C’est pourquoi nous conservons en mémoire nos tristesses et nos joies passées, ou que nous pleurons et nous réjouissons lorsque nous regardons un film ou lisons un livre.
Nous gagnons à choisir nos émotions pour rendre notre futur désirable, concret, incarné. A affirmer nos intentions avec force, cohérence et foi.
Pensez à prendre quelques minutes par jour pour visualiser votre objectif comme si vous l’aviez atteint en visualisant les lieux, les sensations, les gestes, les émotions et noter ce que vous ressentez. Gardez à l’idée qu’avoir la foi est votre but.
Comme tous ceux qui ont de véritables convictions, ce que vous voulez voir advenir doit être une obsession et votre foi doit devenir inébranlable.
Notre foi influence notre entourage
Nos pensées et nos convictions influencent les autres, et il n’est pas toujours utile de leur parler de nos projets pour cela. Parfois, il est même utile de ne pas leur en parler, car ils peuvent nous influencer autant que nous les influençons.
Dans de nombreux récits, on peut voir le héros qui avance dans sa quête, malgré le fait qu’il soit entouré de détracteurs ou de personnes qui lui conseillent, avec « bienveillance », d’abandonner son projet. C’est là qu’est tout le challenge de la foi.
Je l’ai écrit plus haut, avoir la foi, ça n’est pas quelque chose qui vient de l’extérieur, mais qui émerge de l’intérieur.
On peut lire sur la foi, en comprendre les processus, mais ne pas se l’approprier pour autant. Ce qui a été mon cas durant des années.
C’est un peu comme faire du vélo : on peut comprendre les principes de l’équilibre et continuer à chuter, jusqu’à ce qu’un déclic se produise en soi. C’est alors qu’on ne peut plus désapprendre à faire du vélo. Bien qu’il soit difficile d’expliquer la chose à quelqu’un qui n’est jamais monté dessus.
Il n’empêche qu’il est important de prendre soin de l’énergie que l’on émet lorsqu’on parle de notre projet.
Les autres peuvent être des alliés ou des tests qui questionnent notre foi. Parfois, c’est difficile de distinguer ce qu’ils sont pour nous. Ne les laissons pas nous influencer. Faisons plutôt en sorte que ce soit nous qui les influencions dans le bon sens. Pour cela, nous devons aligner notre discours et notre posture avec notre intention.
Vous pouvez par exemple présentez votre projet à quelqu’un et cherchez à distinguer si c’est un allié où quelqu’un qui met votre foi à l’épreuve.
Prenez garde, car vous pouvez vous retrouver face à des génies démoralisateurs (pour votre bien, soi-disant). N’oubliez pas que dans la plupart des cas, les gens n’aiment ni le changement, ni ceux qui pourraient leur faire admettre qu’il existe une autre réalité que celle à laquelle ils sont attachés.
Être à l’écoute de nos leviers intérieurs
Il y a ce qui est rationnel et ce qui ne l’est pas. Mais nul n’est encore capable aujourd’hui de dire ce qui est juste ou ne l’est pas.
Si on avait écouté les gens au milieu du 19e siècle, l’humain n’étant pas doté d’ailes et donc pas fait pour voler, la plupart des innovations actuelles sur l’aviation seraient restées infaisables. Et pourtant !
La foi a conduit certains aventuriers à réaliser des choses totalement inenvisageables. Avec le recul, on peut même se demander où sont les limites des possibilités humaines (elles existent certainement, mais n’ont pas encore été atteintes).
Ce qui est paradoxal, c’est que malgré nos avancées technologiques et nos innovations, la majorité des gens continuent à avoir des doutes et manquent bien souvent de foi lorsqu’il s’agit d’envisager leurs propres possibilités (une forme de protection peut-être ?)
Ainsi, nous gagnons à mobiliser notre intuition et à la considérer comme étant une ressource stratégique.
Je vous invite à noter sur un papier les termes d’une décision que vous devez prendre, puis à décrire ce que votre intuition vous dit et ce que la logique vous dit. Comparez les deux et faites des choix en faveur de votre foi.
Si la foi concrétise nos rêves, elle se nourrit aussi d’action
Avoir la foi n’est nullement passif, bien au contraire. Elle est le carburant que l’on met dans notre moteur et nous permet de nous engager dans l’action.
D’ailleurs, si on revient à notre héros du début (encore lui !), on comprend bien que sans mouvement, rien n’est possible. C’est notre foi qui nourrit nos engagements, nos valeurs, notre vision et nous permet de nous mettre en mouvement. C’est elle qui nous aide à rassembler autour de nous des alliés, à braver les obstacles que l’on doit surmonter et à aller au bout du bout, même quand rien ne va et quand les choses s’écroulent tout autour. Il n’y a pas d’aventure sans cela.
L’important, c’est de continuer inlassablement à transformer nos convictions en plan d’action concret et à garder le cap coûte que coûte.
Construisez le plan d’action qui vous permettra d’atteindre vos objectifs, sans oublier de nourrir continuellement votre foi. Puis reporter ce plan d’action sur un support (tel qu’un agenda électronique, un tableau, un Bullet Journal, etc.) sans oublier votre carburant principal : votre foi.
Laissez-vous guider par les opportunités qui s’offrent à vous en n’oubliant pas de faire confiance à votre intuition, à votre inspiration.
Résumé sur la foi du Héros
Pour avancer dans son aventure et réaliser sa quête, notre héros (vous) doit :
- Clarifier ce qu’il veut vraiment.
- Identifier ses croyances actuelles et éliminer celles qui ne vont pas dans son sens.
- Installer des suggestions positives pour nourrir sa foi.
- Visualiser le futur qu’il désire et en faire son étendard.
- Affirmer ses intentions, même face à ses détracteurs (convaincre les autres n’est pas si important).
- Aligner son ressenti (émotions) avec ses intentions.
- Rester à l’écoute de son intuition.
- Trouver des alliés qui partagent sa vision et ses valeurs.
- Anticiper les obstacles à surmonter et imaginer des stratégies.
- Passer à l’action.
- Apprendre de ses difficultés.
- Renforcer sa foi, ses convictions et sa détermination, encore et encore.
- Influencer son entourage par ses convictions.
N’hésitez pas à me contacter sur vous avez besoin de coaching pour atteindre vos objectifs, de conseils dans votre stratégie de communication (Personal Branding) ou de faire un bilan de compétence. Je propose aussi des conférences et des cours pour les étudiants :



